Archives de février, 2010

Installation de PC-BSD 8.0

26 février 2010 | Catégorie : Informatique,Vie de Geek

Avant de commencer, un petit retour en arrière sur l’histoire de BSD est nécéssaire pour comprendre l’intérêt de la distribution PC-BSD par rapport à un système linux.

C’est en 1969 que les premières lignes de code d’UNICS (qui deviendra UNIX par la suite) ont été écrites par des étudiants de l’Université de Berkeley en Californie. Pour faire court ce fut le premier vrai système d’exploitation de l’histoire informatique (le DOS et Windows ne sont apparus que 15 ans plus tard). En 1978, suite a des problèmes de droits entre AT&T et l’université de Berkeley, UNIX fut totalement réécrit pour donner la première version de BSD (Berkeley Software Distribution). BSD avec sa version 4.3 en 1985 devint alors le meilleur système d’exploitation plus performant et portable que l’UNIX original. A l’époque les développeurs de Berkeley ne croyaient pas au développement de l’ordinateur personnel. Le prix d’une licence BSD coutait alors plusieurs millier de dollars et le nombre de copie (sur bande) n’excédait pas la dizaine de millier.

On peut dire que c’est sur cette erreur de stratégie que Micro Soft (à la demande d’IBM) s’est engouffré dans la brèche de l’ordinateur personnel avec son DOS (Dirty Operating Système) racheter pour une poignée de dollar à une petite firme de Seattle. L’histoire de l’informatique aurait pu (ou aurait dû) être différente, mais malheureusement ce n’est pas toujours les meilleures technologies qui le remportent. On voit bien aujourd’hui dans quel état désastreux se trouve l’informatique personnel au niveau de la sécurité (virus, spyware, phishing, gestion des droits etc…). Cela aurait pu être évité si les systèmes d’exploitations de Microsoft avaient été conçus dès le début avec plusieurs niveaux de sécurité. Windows 7 en natif n’a toujours pas de mot de passe obligatoire pour l’administrateur et les partitions NTFS en natif gèrent très mal les droits d’accès aux fichiers.

Depuis 1985 BSD est toujours resté plus ou moins en marge du marché grand public des systèmes d’exploitations. Pourtant certains autres systèmes d’exploitation s’en sont inspiré voire repris la base. (Linux en respectant les normes POSIX et Mac OS en reprenant BSD pour créer son noyau Darwin). Cet arbre généalogique des systèmes UNIX résume assez bien l’évolution des systèmes UNIX jusqu’à maintenant.

Il faut l’avouer jusqu’à aujourd’hui les utilisateurs de BSD ont toujours été des geeks vouant une dévotion envers le seul et unique système d’exploitation digne de ce nom (selon eux). D’ailleurs la communauté de BSD a une assez mauvaise réputation (souvent à tort) pour sa convivialité détestable et son agressivité envers les débutants. Il existe en réalité 3 branches de distribution BSD qui se revendiquent chacune d’être les puristes dans leur domaine. Tout d’abord FreeBSD, utilisée essentiellement pour des serveurs, puis NetBSD qui a la vocation d’être facilement portable sur n’importe quel matériel, et enfin OpenBSD dont le niveau de sécurité très élevé est le principal enjeu (Il est d’ailleurs souvent utilisé par les militaires pour leurs systèmes stratégiques). Cette attitude élitiste n’a vraiment pas aidé à faire sortir de l’ombre BSD au profit de GNU/Linux qui connaît depuis ces dernières années un assez bon succès.

C’est sur ce tableau un peu sombre de l’histoire de BSD, que PC-BSD tente de rendre ce système un peu plus attrayant et plus convivial en offrant une distribution basée sur FreeBSD plus accessible au commun des mortels. En fait on pourrait dire que PC-BSD est à FreeBSD ce Ubuntu est à Debian. L’objectif de cette distribution est d’offrir une installation automatisée de l’interface graphique KDE 4.3.5, ce qui n’est pas vraiment le cas de FreeBSD en natif. Espérons que ce soit la fin du purgatoire de BSD grâce à cette brillante initiative.

Donc je vous propose de faire un petit tour du propriétaire pour vous en faire une idée. A l’instar du manchot de Linux, BSD à pour mascotte un démon rouge avec 2 petites cornes sur la tête et un trident. Cela vient du fait que les systèmes Unix utilisent des daemons (petits programmes d’arrière plan).


démon BSD


Maintenant si je vous ai mis l’eau à la bouche passons à l’installation de PC-BSD 8.0.

Vous pouvez télécharger l’image ISO x86 sur FTP ici, si ce lien est mort allez voir le site officiel. Le lien bittorent est à privilégier si vous n’avez pas un très haut débit de téléchargement.

- Graver le DVD et lancer le DVD au boot.


Menu d'option de démarrage

- Choisir l’option « 3  » Live Mode

- Répondre « y » à la question « check integrity of installer archive? » patienter un moment pendant la vérification de l’intégrité des paquets (pour aller plus vite répondre « non » mais c’est déconseillé pour une installation fiable)


Sélection de la langue

- Choisir la langue, puis suivant.


Selection du clavier

- Choisir le clavier Français et none, puis suivant.


Option d'installation

- Laisser les sélections par défaut pour une nouvelle installation avec interface graphique, puis suivant.


/!\ Si vous testez sur virtualbox vous pouvez utiliser un partitionnement automatique.

Partitionnement

- Cocher « Définition automatique des partitions », « utiliser l’intégralité du disque » et « installer le chargeur de démarrage PC-BSD ». Puis suivant.


/!\ Pour une installation en dur le partitionnement automatique est déconseillé à cause du risque de perte de donnée. Donc un partitionnement manuel est fortement conseillé.

Partitionnement manuel

- L’idéal est de créer 4 partitions « / », « /var », « /usr » et « swap ». Pour la racine « / » 2Go minimum est nécessaire, pour « /var » un minimum de 8Go est exigé et le « swap » environ 2 fois la Ram avec un maximum de 2Go. Cocher « Installer le chargeur de démarrage PC-BSD » s’il y a plusieurs systèmes d’exploitations installer sur le PC. Puis suivant.

NB: Sur FreeBSD le répertoire /home se trouve dans /usr/home, mais pour garder la compatibilité entre linux et BSD il y a un lien /home qui redirige les programme vers /usr/home. C’est pour cela que le slice /usr est créer à la place de /home pour un système linux. Sur BSD les partitions s’appellent des slices (tranche en français).


Paramétrage des utilisateurs

- Entrer le mot de passe root. Créer tous les utilisateurs nécessaire (pour les utilisateurs de « bash » sous linux il est possible de personnaliser l’interpréteur de commande pour chaque utilisateur). Cocher « Utilisateur avec auto-login » si vous voulez passer automatiquement le login de KDM. Puis suivant.


Sélection du fuseau horaire

- Choisir le fuseau horaire « Europe/Paris ». Puis suivant.


Sélection des composants optionels

- Choisir les composants additionnels (Firefox, Opera, VLC, Thunderbird, Pidgin etc…). Puis suivant.


Vérification des paramètres d'installation

- Vérifier que tout est correcte dans le résumé. Puis suivant.


- Démarrer l’installation « Yes ». L’installation dure environ 45-50 minutes.


Installation en cours


Installation terminée

- Une fois l’installation terminée, redémarrer.


Splash screen


KDM splashscreen


Bureau


Dolphin et menu KDE

- Petit aperçu de PC-BSD avec une interface KDE 4.3.5 .


A l’utilisation mon impression est plutôt bonne par rapport aux précédents essais sur FreeBSD. L’installation de l’interface graphique est devenue aussi facile que pour une distribution linux grand public. Le seul petit bémol reste la traduction quasi en français inexistante des logiciels spécifique à BSD. Mais je pense que si cette distribution s’améliore encore pour les prochaines versions, la communauté de traducteur ne fera que grandir. Et enfin le site français www.pcbsd.fr et à votre disposition pour suivre l’évolution de PCBSD dans la langue de Molière. Bref enfin un BSD accessible et convivial, à essayer absolument.

Mithrandir79

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Salusa Secundus inscrit sur PaperBlog

25 février 2010 | Catégorie : Vie du blog

Fort du succès grandissant de notre site Salusa Secundus, nous allons à partir d’aujourd’hui être syndiqué sur Paperblog.

Cette enregistrement permettra a Salusa Secundus d’être plus visible sur le net et aussi une amélioration de son référencement auprès des moteurs de recherche. Le principe de PaperBlog est de recueillir les meilleurs articles de la blogosphère et d’en présenter une synthèse classé par thème.

Nous remercions au passage nos précieux lecteurs de faire grandir notre site grâce à leurs visites régulières avec environ 350 visites par jour.

NB: D’après mes sources le prochain article portera sur un essai de PC-BSD8.0 qui est en cours de rédaction par Mithrandir79.

Princesse Irulan

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L’homme est-il une machine ?

16 février 2010 | Catégorie : Vie de Geek

Je me suis amusé dernièrement à comparer le fonctionnement des mécanismes de la vie avec celui des mécanismes informatiques d’aujourd’hui. Etant biologiste de formation et passionné d’informatique la chose était trop tentante pour que je n’en fasse pas part à d’autre dans cette article. N’en déplaise à Descartes je mets ici l’Homme au même rang que le reste des êtres vivants (Animaux, végetaux, microorganisme et archéobactérie). Car le princpe est assez identique pour tous les êtres vivants.

Spécifications techniques d’un être vivant

Commençons d’abord par un modèle simple une bactérie par exemple. Ensuite nous verrons un cas plus complexe l’Homme (plus complexe ne signifie pas plus évolué). Puis juste la comparaison je ferais la description d’un PC.

1- Un microorganisme unicellulaire :

    - Système Quaternaire 3 bits (Information stockée par 4 bases et codée en séquence de 3 bases).
    - Stockage de la mémoire morte sur ADN.
    - Stockage de la mémoire vive sur ARN.
    - Traitement des données ARN par des processeurs décentralisés (ribosomes).
    - Les enzymes sont des processus autonomes du système d’exploitation du microorganisme.
    - Les entrées sorties (I/O) se font chimiquement par la membrane cytoplasmique.
    - Alimentation énergétique est faite de Glucose+Dioxygène principalement.

Par analogie à l’informatique les bactéries représenteraient une busybox (programme minimaliste contenu dans énormément d’appareil électronique: cafetière, routeur, TV, réfrégirateur etc…). Leurs fonctionnements est simple et minimaliste. La bactérie est une unité autonome. L’évolution de leur programme source (ADN) se fait aléatoirement par mutation et la reproduction du programme se fait par division cellulaire. Les bactéries peuvent acquérir des plugins d’extension grâce à des plasmides.

2- L’Homme ou un mammifère :

    - Système Quaternaire 3 bits (Information stockée par 4 bases et codée en séquence de 3 bases).
    - Stockage de la mémoire morte sur ADN.
    - Stockage de la mémoire vive sur ARN.
    - Traitement des données ARN par des processeurs décentralisés (ribosomes).
    - Les enzymes sont des processus autonomes du système d’exploitation de la cellule.
    - Les entrées sorties (I/O) se font chimiquement par l’interface de la membrane cytoplasmique au niveau cellulaire.
    - Alimentation Glucose+Dioxygène et/ou Lipide+Dioxygène.

Jusque là il n’y a pas de grosses différences avec les bactéries.

    - Système en cluster (multicellulaire) et échange d’information par protocole nerveux ou hormonale sur un principe client/serveur.
    - Réseau cellulaire hétérogène par différenciation de chaque cellule.(chaque cellule modifie son OS pour ses besoins spécifique)
    - Fonctions « extra-réseau cellulaire » (internet) échange d’information avec d’autres réseaux cellulaires (d’autres humains) par les interfaces I/O Bouche, Oreilles, Nez, Yeux et Peau.
    - Le cerveau est alors une unité de traitement en cluster des données reçues et transmises par les fonctions « extra-réseau cellulaire ».
    - Les armatures osseuses et les moteurs musculaires sont contrôlés par un protocole de transmssion nerveuse autonome ou volontaire.
    - Le système doit être rebooter tous les 24h avec une période d’indisponibilité d’environ 8 heures pour des maintenances journalières.

Les animaux ont un fonctionnement très complexe au niveau cognitif basé sur des algorythmes adaptatifs formant un réseau neuronal cohérent. Ils sont doté d’un système de sécurité (immunitaire) très performant, avec des anti-virus (anti-corps) avec auto-apprentissage.

3- L’ordinateur PC :

    - Système Binaire 32/64 bits (Information stockée par des 0 et des 1 et codée en séquence de 32 ou 64 bit).
    - Stockage de la mémoire morte Disque dur ou EEPROM.
    - Stockage de la mémoire vive sur RAM.
    - Traitement des données RAM par des processeurs centralisés (UC).
    - Les processus du système d’exploitation gère le temps processeur chacun leur tour (temps partagé).
    - Les entrées sorties (I/O) se font par les interfaces Clavier, Souris, Ecrans, Imprimante etc…
    - Alimentation de base 5V/12V courant continu.

Alors l’Homme est-il une machine ? La réponse est de plus en plus évidente à mesure que la science découvre les mécanismes biochimiques des organismes vivants. Associez cela aux avancées significatives dans le domaine des nanotechnologies vous aurez un bientôt un parallèle qui sera difficile à dissocier entre l’organique et le non-organique. Je suis sûr que Decartes aurait apprécié ce parallèle s’il était toujours parmi nous, à ceci près que pour lui seuls les animaux étaient des machines, l’homme ayant un status particulier. Aujourd’hui la science apporte énormément de preuve du peu de différence entre l’homme et l’animal.

Je vous conseil un petit documentaire bien sympas, « Espèce d’espèce » qui remet à plat l’anthropocentrisme latent des anciennes théories de l’évolution. (le lien nécessite l’utilisation de Oneswarm). Ce documentaire peut être utilisé librement dans le cadre éducatif. Il est aussi disponible en DVD ici pour 19€ avec des bonus supplémentatires.

Mithrandir79

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Interview de Richard Stallman par 01.net

10 février 2010 | Catégorie : Informatique,Linux

Voici une interview de Richard Stallman (papa du logiciel libre) par 01.net datant du 29 janvier 2010. Il s’exprime notamment sur la politique liberticide menée par la France ces dernières année en matière loi sur les technologies numériques.

Pour mieux comprendre les arguments de Stallman je rappelle les 4 libertés sur lesquelles s’appuient les logiciel libre sous licence GPL.

Les quatre libertés essentielles de l’utilisateur d’un programme

Liberté 0 : la liberté d’exécuter le programme comme tu veux.

Liberté 1 : la liberté d’étudier le code source et de le changer pour que le programme fasse ce que tu veux.

Liberté 2 : la liberté d’aider les autres, c’est-à-dire la liberté de redistribuer des copies exactes du programme, quand tu veux.

Liberté 3 : la liberté de contribuer à ta communauté, c’est-à-dire la liberté de distribuer des copies de tes versions modifiées du programme, quand tu veux.

Voici le contenu de cet interview :

Fondateur du mouvement GNU, à l’origine du logiciel libre dans les années 1980 et de la première version de la licence GPL en 1989, Richard Stallman était à Paris le 12 janvier dernier pour parler de sa biographie, parue aux Editions Eyrolles (1).

01net. : Votre biographie « autorisée », Richard Stallman et la révolution du logiciel libre, paraît chez Eyrolles. Quel message faut-il y voir ?

Richard Stallman : Il s’agit de ma biographie, pas d’un livre d’opinions. J’ai corrigé et modifié partiellement celle qu’avait écrite Sam Williams [journaliste américain, NDLR], en préservant ses citations et beaucoup de ses impressions. Plus de 20 % viennent de moi. Mais on y trouve aussi les idées du mouvement pour le logiciel libre.

Il existe quatre libertés essentielles auxquelles l’utilisateur d’un programme a droit [voir encadré ci-dessous, NDLR]. Avec elles, ce dernier a le contrôle du programme et donc celui de l’informatique. Si un programme ne respecte pas ces quatre points, il impose un pouvoir injuste aux utilisateurs. Nous l’appelons « privateur » parce qu’il les prive de cette liberté. Je suis contre ce genre de logiciel ! Notre but est donc de libérer les utilisateurs en remplaçant tous les programmes « privateurs » par du libre ou en les rendant libres. Un programme libre est le seul chemin conduisant à la liberté.

01.net : Selon vous, quelles sont les forces et les faiblesses du logiciel libre ?

Richard Stallman : Notre force est d’avoir développé des systèmes d’exploitation et des applications libres pour presque toutes les activités informatiques ordinaires. Notre faiblesse est que la plupart de leurs utilisateurs n’ont pas conscience de l’idée même de la liberté pour laquelle nous nous battons.

Ils connaissent notre logiciel libre sous l’expression « open source », terme qui a été conçu pour ne pas suggérer l’idée de liberté. De la même façon, ils pensent que notre système GNU [signifiant GNU is not Unix, NDLR] s’appelait Linux et a été développé par Linus Torvalds, qui n’est pas pour cette liberté.

01.net : Le « libre » va-t-il devenir une alternative aux grands éditeurs qui préservent jalousement leur code ?

Richard Stallman : Je ne connais pas l’avenir. Il dépend de vous tous. Si tu exiges la liberté et si tu luttes pour elle, nous pouvons construire ensemble un futur libre. Si tu penses commodité à court terme, tu seras victime de la colonisation numérique.

«La loi Hadopi nuit à l’égalité»

01.net : Vous avez sûrement suivi de près la « saga » Hadopi. Quel est votre avis sur le sujet ?

Richard Stallman : La Hadopi interdit la fraternité en attaquant la liberté. Elle nuit aussi à l’égalité, parce qu’une poignée d’organisations auront le pouvoir de dénoncer quelqu’un selon cette loi. Elle reflète donc la haine de Nicolas Sarkozy envers les droits de l’homme. Il a choisi de servir les entreprises du divertissement dans leur guerre globale contre la fraternité.

01.net : Quel peut être le modèle pour financer les artistes aujourd’hui ?

Richard Stallman : Le système actuel, fondé sur le droit d’auteur, ne rétribue pas de façon équitable la plupart des artistes, seulement les stars. Il finance aussi très bien les grandes entreprises. Cela ne justifie pas d’interdire aux gens de coopérer entre eux. Il faut donc remplacer le système.
J’ai proposé deux options. L’une est fondée sur un système de paiements volontaires. Les amateurs d’art aiment financer les artistes, mais avec les moyens actuels c’est peu commode. Je propose donc que chaque individu qui reproduit une œuvre ait un bouton sur lequel il pourra appuyer afin d’envoyer à ses créateurs 1 euro (ou une somme correspondant au pays).

L’autre solution serait un impôt à diviser entre les artistes, et uniquement les artistes, en fonction de leur succès, mais pas de façon linéaire. Je propose que l’argent perçu par chaque artiste augmente moins vite que son succès, l’inverse d’un impôt progressif. Ainsi, chaque star reçoit plus que les autres, mais pas dans les proportions du système actuel. Il pourrait donc financer plus d’artistes que le système qui prévaut en ce moment, avec moins d’argent.

Francis Muguet [un chercheur français, NDLR] a proposé un système qui reprend ce genre d’idées et qui fonctionne selon les relations juridiques actuelles. C’est le mécénat global (mecenat-global.org).

(1) Richard Stallman et la révolution du logiciel libre : Une biographie autorisée, de Richard Stallman, Sam Williams, Christophe Masutti. Editions Eyrolles.

Richard Stallman a beaucoup de détracteur dans la sphère libérale, il est souvent accusé de hippie utopiste. Le modèle qu’il propose est complètement à l’opposé de l’individualisme des théories de notre actuel gouvernement. Malgré les notions de partage et de communauté un peu sortie des slogans de mai 68, l’utopie du « logiciel libre » de Richard Stallman a prouvé son efficacité par l’existence d’un nombre chaque jour grandissant d’utilisateur de logiciel libre. L’engouement pour les systèmes d’exploitations GNU/Linux en est la preuve indiscutable. Il faut savoir aussi que 90% des logiciels nécessaire au bon fonctionnement d’internet (serveur) sont issus du développement de la communauté du logiciel libre.

La liberté que nous connaissons aujourd’hui sur le net est en grande partie dû à ce mouvement initié dans les années 1980. Et cette liberté est aujourd’hui menacée en France par les lois Hadopi et Loppsi. C’est en prenant conscience de ce fait qu’on pourra préserver cette liberté.

La Biographie autorisée de Richard Stallman est disponible à la vente chez Eyrolles à cette page pour seulement 22€. Et en libre téléchargement sur framabook :

Richard Stallman et la révolution du logiciel libre

Mithrandir79

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Est ce que Ubuntu-fr va devoir attaquer Canal+ en justice ?

3 février 2010 | Catégorie : Vie du blog

Je relais dans cette article les problèmes que rencontre depuis un an le site ubuntu-fr pour résoudre une fraude dont il est victime. En effet ubuntu-fr se voit imputer une facture par canal+ alors qu’il n’a jamais souscrit à cet opérateur.

Source de l’article

Voici le contenu du message :

C’est avec une véritable lassitude que j’écris ce billet… Lassitude mais également un véritable énervement, en ma qualité de président de Ubuntu-fr. La raison est simple : j’en ai marre de me battre de manière « gentille » et je pense que nous allons devoir passer une vitesse supérieure.

Petit historique : il y a maintenant 1 an, nous avons remarqué plusieurs prélèvements suspects sur les comptes de Ubuntu-fr. Prélèvements qui étaient réalisés par Canal+ et CanalSat, alors que bien sur l’association n’a JAMAIS souscrit à ce genre de contrat, puisque nous n’avons même pas de local… Après de multiples appels vers les services concernés il a été établi qu’il s’agissait d’une fraude, comme cela peut arriver.

Le temps de faire TOUTES les démarches demandées : dépôt de plainte, opposition auprès de notre banque (qui d’ailleurs a autorisée ces prélèvements sans vérifier la signature….), lettres en recommandé avec accusé de réception,… le montant total des prélèvement était aux alentours de 270€, ce qui n’est clairement pas négligeable. A la fin de ces échanges tous les interlocuteurs Canal+ m’ont assurés que nous allions être remboursés rapidement par chèque…

Et depuis le mois de Mars 2009 ??? et bien RIEN… Je vous rassure j’ai recontacté plusieurs fois les services concernés, en devant réexpliquer à chaques fois notre histoire… j’ai plusieurs fois été coupé car mes appels dépassaient les 30 minutes légales et donc obligation de recommencer à tout raconter… A CHAQUES FOIS (au moins à 4 reprises) la même histoire : « Oui monsieur Sauthier, nous allons vous faire parvenir les chèques d’ici 2 semaines » ou « Il y a eu un problème avec les chèques, veuillez nous envoyer ces éléments supplémentaires, et d’ici 1 mois nous allons les rééditer »… Et là j’en ai marre, mais alors vraiment marre. Et je n’ai plus envie de téléphoner. J’ai dépensé plus de 60 € entre les lettres, et les appels téléphoniques (payant) aux services de Canal + pour au final RIEN si ce n’est donner des sous à Canal+ qui touche (j’en suis persuadé) un pourcentage sur mes appels à leurs services…

Bref si vous pouvez faire bouger les choses faites le : relayer notre appel sur vos blogs, messagerie, twitter/identica, ou si vous connaissez quelqu’un chez Canal+ qui veut bien me recontacter… Car si les choses continuent comme ça d’ici peu je vais aller porter plainte contre Canal+ au tribunal. On aura des frais (potentiellement remboursable) mais moins que 270 € et au moins ça sera réglé…

Par Christophe :: mardi 2 février 2010 à 15:05

Comme on peut le voir les hot-lines fonctionnent toujours très bien pour s’abonner, mais dès qu’il s’agit d’une réclamation, là l’efficacité n’est plus au rendez-vous.

Mithrandir79

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